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Méditations ou méditation ?


Méditations ou méditation ?

On parle de plus en plus de méditation, mais comme le mot Amour ou Spiritualité, c’est un mot fourre tout dans lequel on trouve tout et en particulier beaucoup de projections, de fantasmes et d’argent facile…

Sachez que la méditation est aussi vieille que l’homme, qu’elle n’appartient à personne et à tout le monde, qu’elle est simple … mais pas facile ;o)

Je dresse ci-dessous une ébauche d’éclairages possibles.

Relaxation

Souvent confondue avec la méditation, cette méthode (s) très respectable qui est bien enseignée et qui a toute sa place.

Il existe différentes écoles, le but de la relaxation est de calmer le corps et le mental, d’apporter la détente, le calme.

Méditation avec objet

On la retrouve dans beaucoup de traditions religieuses, philosophiques.

  • Elle a un but, il est religieux, philosophique, sportif, il reste toujours mental et vise des résultats
  • Elle utilise des techniques et des supports, des accessoires : musique, visualisation, répétitions, respirations, encens, chakras etc…
  • Elle est à la mode en ce moment, avec son lot de personnes sincères mais aussi de vendeurs de rêves

Méditation sans objet

  • C’est l’art pour l’art

Lorsqu’il n’y a pas de méditant, il n’y a rien à méditer.
La méditation n’est pas une activité mentale ou physique.
On ne peut pas dire ce qu’est la méditation dans le champ de la connaissance objective.
Ce n’est rien de perceptible.
Elle n’est pas dans le champ de l’existence, de l’énergie et du mouvement, mais elle est un non-état au-delà de tous les états.
La méditation est la source du mouvement et du sans-mouvement.
Ainsi, ce n’est pas clairement une fonction, ce n’est pas quelque chose que vous pouvez faire.

Jean KLEIN

***

La méditation n’est pas concentration.
La concentration implique un but à atteindre.
La méditation est par nature libre de tout but.
Elle ne vise à rien d’autre qu’à elle-même.
Elle est libre du faire.
Elle contient l’agir et le non agir.
Elle est le un qui contient le deux.
Elle ne peut être atteinte par la volonté.
Toute prise ou saisie est obstacle à sa révélation.
C’est dans l’abandon du contrôle que la présence se dévoile.

J. M. MANTE


méditations

le Soi par un disciple de Ramana Maharshi

Méditations le soi

Pour lire ce schéma, vous lirez en gras le nom donné par Ramana Maharchi.

1 La lampe Le soi
2 La porte Sommeil
3 Le seuil Mahat-tattva (part cosmique de l’intellect)
4 Le mur intérieur Ignorance ou le corps causal
5 Le miroir L’égo
6 Les fenêtres Les cinq organes des sens cognitifs
7 La chambre intérieure Le sommeil profond dans lequel, le corps causal se manifeste
8 La chambre moyenne Le rêve dans lequel, le corps subtil se manifeste
9 La cour extérieure Veille dans lequel le corps grossier se manifeste

Le Soi qui est la lampe (1) brille de son propre éclat dans la chambre intérieure, c’est-à-dire, le corps causal (7) qui est doté de l’ignorance comme mur intérieur (4) et du sommeil comme porte (2); quand par le principe vital, conditionné par le temps, le karma, etc, la porte du sommeil s’ouvre, se produit là une réflexion du Soi dans le miroir-ego (5) qui est placé à côté du seuil – Mahat-tattva; le miroir-ego éclaire ainsi la chambre moyenne, c’est-à-dire, l’état de rêve (8) et, par les fenêtres, qui sont les cinq organes des sens cognitifs (6), la cour extérieure, c’est-à-dire, l’état de veille. Quand, de nouveau, par le principe vital conditionné par le temps, le karma, etc, la porte du sommeil se ferme, l’ego cesse, ainsi que l’état de veille et l’état de rêve, et le Soi seul brille à jamais. L’exemple donné explique comment le Soi est toujours présent, et comment il y a la différence entre le Soi et l’ego et comment les trois états d’expérience, les trois corps, etc, apparaissent.


La pratique de la méditation zen: La Posture

La pratique de zazen est le secret du zen. Cette pratique repose sur trois « piliers » la posture, la respiration et l’attitude de l’esprit.

 1 – La posture

Assis au centre du zafu (coussin de méditation) on croise les jambes en lotus ou en demi-lotus. Si l’on rencontre une impossibilité on croise simplement les jambes sans mettre un pied sur la cuisse, il convient néanmoins d’appuyer fortement sur le sol avec les genoux…

…Le bassin basculé en avant au niveau de la cinquième lombaire, la colonne vertébrale bien cambrée, le dos droit, on pousse la terre avec les genoux et le ciel avec la tête. Menton rentré, et par là même nuque redressée, ventre détendu, nez à la verticale du nombril, on est comme un arc tendu dont la flèche serait l’esprit.

Une fois en position, on met les poings fermés (en serrant le pouce) sur les cuisses, près des genoux, et l’on balance le dos bien droit, à gauche et à droite, sept ou huit fois en réduisant peu à peu le mouvement jusqu’à trouver la verticale d’équilibre. Alors on salue (gassho), c’est-à-dire que l’on joint les mains devant soi, paume contre paume, à hauteur d’épaule, les bras pliés restant bien horizontaux.

Il ne reste plus qu’à poser la main gauche dans la main droite, paumes vers le ciel, contre l’abdomen; les pouces en contact par leur extrémité, maintenus horizontaux par une légère tension, ne dessinent ni montagne ni vallée. Les épaules tombent naturellement en arrière. La pointe de la langue touche le palais. Le regard se pose de lui-même à environ un mètre de distance. Il est en fait porté vers l’intérieur. Les yeux mi-clos, ne regardent rien – même si, intuitivement, on voit tout.

méditations : le zen

2 – La respiration
« Notre expiration est celle de l’univers entier. Notre inspiration est celle de l’univers entier. A chaque instant, nous réalisons ainsi la grande œuvre illimitée. Avoir cet esprit-là, c’est faire disparaître tout malheur et engendrer le bonheur absolu. »

Pendant zazen, la respiration est essentielle. Elle est tranquille et établit un rythme lent, puissant et naturel. L’expiration est longue et profonde. Les maîtres la comparent souvent au mugissement de la vache. L’inspiration, plus courte, vient naturellement.

Le corps devient fort, le cerveau frais, la circulation du sang se renouvelle.

Cette expiration lente, calme et profonde, balaie les complications du mental. L’esprit devient clair comme un ciel sans nuages.

Méditations : Maître Deshimaru

Maitre Deshimaru

3 – L’attitude de l’esprit et la conscience.
De même que la respiration juste ne peut surgir que d’une posture correcte, l’attitude de l’esprit découle naturellement d’une profonde concentration sur la posture et la respiration. En zazen, les images, les pensées, les formations mentales surgis de l’inconscient passent comme des nuages dans le ciel et s’évanouissent naturellement. Sans entretenir de pensées personnelles, la conscience au-delà de la pensée et de la non-pensée apparaît. C’est le retour, la condition originelle de l’esprit.

Cela, c’est la réalité de notre vie en unité avec tout l’univers. Sans chercher à atteindre la vérité ni couper les illusions, sans fuir ni poursuivre quoi que ce soit, la conscience dualiste s’apaise. On apprend à se connaître soi-même et s’harmoniser avec la véritable nature de notre existence. Une grande liberté intérieure se réalise.

 


A propos de Francis Sigrist

Depuis le début des années 2000, Francis Sigrist intervient en entreprise sous forme de stages dans le domaine de la "Santé des managers", plus précisément dans la gestion du stress et des émotions. La Méthode OAKI est le fruit de ses propres recherches depuis plus de 40 ans.